LOU FERRIGNO

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

LOU FERRIGNO

Message par MyFragglerock le Mar 20 Juil 2010 - 11:24

people-match
| Jeudi 6 Août 2009
"Mon ami, Michael Jackson" par Lou Ferrigno








Le King et son coach. Rencontre, en 1989 à Hollywood, à
l’initiative du Dr Steven Hoefflin (à dr.). Michael était venu
accompagné de trois enfants (à g., l’un d’entre eux). Le chanteur était
fasciné par les muscles de Lou Ferrigno, haltérophile, élu deux fois «
Monsieur Univers ». |













Paru dans Match





L'interprète de « L'incroyable Hulk » était aussi le préparateur du
chanteur sur sa dernière tournée. Il nous révèle qu'il n'était pas
encore en état de remonter sur scène


interview Olivier O'Mahony
- Paris Match


A Santa Monica (Californie),
l'incroyable Hulk habite une maison de poupée. Toute jaune, en briques
peintes, avec un jardinet devant. Lou Ferrigno nous ouvre en tee-shirt,
short et tongs. Il nous installe dans un des gros canapés moelleux du
salon. Pendant l'interview, on entendra des bruits de casseroles du côté
de la cuisine... Entraîneur et confident de Michael Jackson, Lou évoque
pour Paris Match cette amitié de vingt ans.

Paris Match. Quand avez-vous vu Michael pour la dernière fois ?
Lou
Ferrigno.
Le jeudi 28 mai, un mois avant sa mort. Je suis venu chez
lui vers midi pour une séance d'entraînement de une heure dans son
studio de danse, au sous-sol de son manoir. Nous en avions deux ou trois
par semaine, depuis deux mois. Michael se plaignait d'être un peu raide
et voulait être au top pendant sa tournée. Comme d'habitude, je l'ai
attendu une vingtaine de minutes en consultant mon ordinateur, puis j'ai
entendu sa voix douce derrière moi : "Hey, Lou ! Je suis là !" Nous
nous sommes embrassés et il a commencé ses exercices habituels : _tapis
roulant, étirements, abdos... En écoutant de la musique : The Mamas and
the Papas, les Beatles, etc. Il y en avait toujours chez lui. Ça le
rendait joyeux.


Vous a-t-il paru normal ce jour-là ?
Au moment de mon départ, il m'a dit quelque chose de très inhabituel :
"A bientôt, porte-toi bien et prends soin de toi."
J'ai souri : "Hou
là ! tu as l'air bien grave, tout d'un coup." Il a répondu : "OK, OK,
je te rappellerai." C'était assez bizarre. Nous devions nous revoir
quelques semaines plus tard à Londres, juste avant le début de sa
tournée. D'habitude, quand on se quittait, il disait seulement
"goodbye". C'était comme s'il savait déjà que quelque chose allait se
passer.


Vous a-t-il confié ses angoisses ?
Michael était à la fois
très excité à l'idée de faire le plus gros come-back de sa carrière, et
extrêmement angoissé par l'ampleur de ses dettes. Cette tournée, il l'a
décidée uniquement pour des raisons financières. Il en avait déjà annulé
deux et ne pouvait se le permettre une troisième fois. Il devait 400
millions de dollars à ses créanciers et cela l'affolait. Remonter sur
scène, c'était pour lui la seule solution pour ne pas tout perdre. Il
avait peur de se faire virer de la maison de Holmby Hills [à Los
Angeles] qu'il louait 100 000 dollars par mois. Ce stress lui bouffait
la vie.


Etait-il physiquement à la hauteur ?
Oui. Ne mangeant qu'une
fois par jour, végétarien, il pesait 58 kilos et paraissait en forme. Je
l'ai vu travailler son moonwalk step. Personne ne le faisait aussi bien
que lui. Lors de notre dernière rencontre, il a même essayé de me
l'enseigner, ce qui était adorable de sa part. Quand je le voyais
danser, je lui disais : "Tu peux y arriver." Cela dit, je pense qu'il
lui aurait fallu plus de temps pour s'entraîner.


C'est-à-dire ?
Michael avait 50 ans. Il dansait aussi bien qu'à 20 ans, mais, au niveau
de la préparation physique, il était plus lent. Je prenais soin de lui,
car il avait des problèmes de dos et s'était cassé le pied.
En
février, il avait passé sans encombre les tests physiques imposés par
les compagnies d'assurances de la tournée. Mais il lui aurait fallu six
ou sept mois, c'est-à-dire un ou deux de plus qu'il n'en a eu.


Chaque jour, il avalait des tonnes de tranquillisants. Vous en
êtes-vous aperçu ?

Il se plaignait de problèmes de sommeil :
parfois, il n'arrivait pas à fermer l'œil pendant quarante-huit heures
d'affilée. Mais il m'a toujours paru très clair d'esprit. Je ne l'ai
jamais vu hagard ou en train de planer sous l'effet d'une drogue
quelconque. Je lui aurais dit d'arrêter.


Qu'est-ce qui l'a tué, selon vous ?
Les semaines qui ont
suivi notre dernier rendez-vous, il avait apparemment perdu beaucoup de
poids. Le stress, ça peut tuer.


Etait-il capable de tenir la pression de cinquante concerts ?
Je
me suis posé la question. S'il devait courir d'un endroit à l'autre en
permanence, c'était trop pour lui. Je lui ai demandé : "Vas-tu tenir ?"
Il m'a répondu : "Oui, pas de problème. Mes enfants vont m'accompagner.
J'aurais bien aimé avoir un peu plus de temps pour me préparer, car je
dois m'occuper de tout, de la chorégraphie, de la production, etc. mais
j'y arriverai. Il est hors de question qu'il en soit autrement." Je le
sentais aussi très méfiant. Il ne pouvait faire confiance à personne.
Tant de gens le harcelaient, le poursuivaient en justice... Il prenait
cette tournée comme un défi qu'il était décidé à relever coûte que
coûte, sabre au clair. Comme une fuite en avant. Quand je l'ai entraîné
pour sa tournée "HIStory", il y a treize ans, il était plus calme, c'est
certain.


Comment l'avez-vous rencontré pour la première fois ?
C'était
à une soirée organisée par le Dr Steven Hoefflin [son premier
chirurgien esthétique], il y a vingt ans. Michael est arrivé accompagné
de trois enfants. Il a passé la tête par la porte d'entrée et, comme un
gosse en train de faire une farce, a dit tout doucement : "Hello
everybody !" Il avait très envie de me connaître, car il adorait "Hulk"
et en connaissait par cœur tous les épisodes. Le Dr Hoefflin lui a
suggéré de s'entraîner physiquement chez moi ; il a dit "OK", et nous
nous sommes revus ici, à la maison, quelques _semaines plus tard.


Comment était-il ?
Il est arrivé vers 22 heures, car, à
l'époque, il se couchait vers 4 ou 5 heures du matin. Il avait apporté
son dîner, un plat mexicain acheté par son chauffeur. Il m'a demandé de
rester discret sur ces séances. Après l'entraînement, nous avons
discuté. Ce soir-là, je me souviens qu'il m'a confié vouloir avoir des
enfants. Avant de repartir, je lui ai dit : "La prochaine fois, viens
avec des baskets." Ce qu'il a fait quelques jours après.


Au-delà de sa fascination pour "Hulk", qu'est-ce qui vous a
rapprochés ?

Nos vulnérabilités. Nous avons été privés de notre enfance par nos pères
respectifs. Il me racontait que le sien le faisait répéter jusqu'à 2 ou
3 heures du matin, et que, adolescent, il souffrait d'acné, ce qui
l'empêchait d'avoir des amis. Moi aussi, j'ai connu ça. Je suis devenu
Hulk pour me servir de ce personnage comme d'un bouclier. Il est devenu
Michael Jackson pour les mêmes raisons. La dernière fois que je l'ai vu,
il m'a dit : "Promets-moi de rester acteur toute ta vie..." Nous
éprouvions beaucoup de respect l'un pour l'autre.
Quel est votre meilleur souvenir avec lui ?
Ses fous rires. Un jour,
lors d'une séance, il regarde mon biceps et me dit : "Je n'ai jamais vu
un muscle pareil ni une veine aussi grosse." Je lui réponds : "Merci,
mais la dernière fois que je me suis fait faire une prise de sang, ça
n'a pas empêché l'infirmière de rater la veine et de planter son
aiguille dans le bras. Elle m'a fait mal et j'étais furieux contre elle
!" Lui trouvait ça désopilant. Nous avons rigolé pendant deux bonnes
minutes comme des gamins... Dans ces cas-là, il était capable de se
rouler par terre. Comme la fois où il voulait absolument que j'entonne
"Happy Birthday". Je chante comme une casserole, mais j'ai essayé, pour
lui faire plaisir. Et là, il me dit : "Ah ! je vois que j'ai un client
difficile." Ce n'était plus possible de continuer, il avait les larmes
aux yeux et moi aussi, à force de rire.


Quelles étaient ses plus grandes qualités ?
C'était un obsessionnel de la perfection. S'il avait pu acheter les
pyramides d'Egypte, il l'aurait fait. Il ne voulait que ce qu'il y a de
mieux. Je me souviens d'un jour
où nous regardions ensemble un
catalogue de jouets. Pour lui, l'argent ne comptait pas. En une heure,
il a passé pour 250 000 dollars de commande.


D'où la construction de Neverland...
Il l'a conçu pour avoir à
disposition, nuit et jour, le parc d'attractions qu'il n'avait pas eu
pendant son enfance volée. J'y suis allé à diverses reprises, en y
restant plusieurs jours. Michael prenait soin qu'on me serve des plats
qui me plaisaient. Il me montrait ses éléphants, cadeaux d'Elizabeth
Taylor. Sa salle préférée était celle des jeux vidéo. Il y avait tout ce
que vous pouvez imaginer. On jouait ensemble, il était très bon au
"Pac-Man". Nous étions vraiment deux enfants...


Est-ce à Neverland qu'il devrait être enterré, à votre avis ?
Oui.
Il m'avait récemment confié qu'il comptait bien y retourner de temps en
temps. Il adorait cet endroit qui lui manquait beaucoup. C'est
uniquement parce que les créanciers l'en ont chassé qu'il n'y habitait
plus.



Qui devrait s'occuper des enfants ?
Sa mère est âgée. L'idéal
serait ses sœurs, si elles le veulent. Janet, en particulier. Lui
voulait que ce soit Diana Ross. Je sais que ce n'était pas une lubie.
Mais il n'avait pas l'intention de mourir. Il vivait pour ses enfants.
Avec eux, il était quasiment maternel. Le dernier jour où je l'ai vu, il
m'a dit : "Tu sais, je ne me sens plus seul, car je les ai à côté de
moi..."

_________________

L.O.V.E & beLIEve
Au fond de mon coeur Michael sera toujours aussi présent car il n'y a pas de personne plus humaine, plus généreuse, plus belle, plus innocente sur cette maudite Terre....I LOVE YOU MICHAEL & I MISS YOU
avatar
MyFragglerock

Messages : 1130
Date d'inscription : 08/02/2010
Age : 39
Localisation : Seine et Marne FRANCE

http://www.youtube.com/MyFragglerock

Revenir en haut Aller en bas

Re: LOU FERRIGNO

Message par daisyboop le Mar 20 Juil 2010 - 11:59

Merci Fraggy pour cet article... C'est très intéressant ce qu'il dit :

Vous a-t-il paru normal ce jour-là ?
Au moment de mon départ, il m'a dit quelque chose de très inhabituel :
"A bientôt, porte-toi bien et prends soin de toi."
J'ai souri : "Hou
là ! tu as l'air bien grave, tout d'un coup." Il a répondu : "OK, OK,
je te rappellerai." C'était assez bizarre. Nous devions nous revoir
quelques semaines plus tard à Londres, juste avant le début de sa
tournée. D'habitude, quand on se quittait, il disait seulement
"goodbye". C'était comme s'il savait déjà que quelque chose allait se
passer.

C'est lui qui l'a dit...
avatar
daisyboop

Messages : 4442
Date d'inscription : 16/04/2010
Age : 46
Localisation : Strasbourg

Revenir en haut Aller en bas

Re: LOU FERRIGNO

Message par titus le Mar 20 Juil 2010 - 12:34

IL HABITE UNE MAISON TOUTE JAUNE EN BRIQUE!!!!YEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
avatar
titus

Messages : 2563
Date d'inscription : 14/04/2010
Age : 60
Localisation : Aubagne (Bouches du Rhône 13)

Revenir en haut Aller en bas

Re: LOU FERRIGNO

Message par daisyboop le Mar 20 Juil 2010 - 12:39

Oh pinaise, ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Trop forte!!!
avatar
daisyboop

Messages : 4442
Date d'inscription : 16/04/2010
Age : 46
Localisation : Strasbourg

Revenir en haut Aller en bas

Re: LOU FERRIGNO

Message par titus le Mar 20 Juil 2010 - 15:35

Est-ce à Neverland qu'il devrait être enterré, à votre avis ?
Oui.
Il m'avait récemment confié qu'il comptait bien y retourner de temps en
temps. Il adorait cet endroit qui lui manquait beaucoup. C'est
uniquement parce que les créanciers l'en ont chassé qu'il n'y habitait
plus.


VOILA IL EST BIEN LA BAS!!!!!
avatar
titus

Messages : 2563
Date d'inscription : 14/04/2010
Age : 60
Localisation : Aubagne (Bouches du Rhône 13)

Revenir en haut Aller en bas

Re: LOU FERRIGNO

Message par jockaire le Mar 20 Juil 2010 - 15:42

On ressent bien que Michael est un homme fantastique, courageux et pleins d'humours quand Lou Ferrigno en parle, cette interview est magnifique,émouvant et tres interressant a la fois...
Merci Myfragg.
avatar
jockaire

Messages : 1024
Date d'inscription : 18/04/2010
Age : 39
Localisation : bouches du rhone

Revenir en haut Aller en bas

Re: LOU FERRIGNO

Message par daisyboop le Mar 20 Juil 2010 - 15:44

Quel coquinou!!!

avatar
daisyboop

Messages : 4442
Date d'inscription : 16/04/2010
Age : 46
Localisation : Strasbourg

Revenir en haut Aller en bas

Re: LOU FERRIGNO

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum